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Dossier Agbéyomé KODJO : la Commission Anticorruption répond à l'ex-premier ministre du Togo...

ans un tract publié par la presse, l’ex-Premier Ministre Agbéyomé Messan KODJO a pris à partie la Commission Nationale de lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique en l’accusant de faire un travail partial et de se taire sur certaines affaires de corruption bien qu’elle en détienne les preuves.

Il a cité en particulier le cas de l’OTP dont le Directeur Général, selon lui, a acheté des boissons pour un montant de 2 milliards de francs, une canne d’une valeur de 40 millions de francs et un buste d’un coût de 250 millions de francs en guise de cadeaux au Chef de l’Etat pour : « célébrer le début du troisième millénaire. »

L’ex-Premier Ministre a cru devoir en outre dénoncé l’acharnement de la Commission anti-corruption à poursuivre les petits détourneurs de fonds public en délaissant les gros.

Enfin, M. KODJO a stigmatisé les méthodes de travail de la Commission qui ne respecteraient pas « la présomption d’innocence ni le secret de l’instruction ... »

En raison de la gravité de ces affirmations gratuites et mensongères portant sur des faits que M. KODJO a déformés à dessein, pour les besoins de sa cause et pour révéler au grand jour, son agenda politique longtemps caché, la Commission anti-corruption tient à faire la mise au point suivante :

 

1- En ce qui concerne le « domaine réservé » :

La Commission anti-corruption n’a jamais eu de domaine réservé. Au contraire, dès sa création, le Président de la République n’a cessé de l’encourager à aller partout dans le cadre de ses investigations afin d’aider le gouvernement à assurer la bonne gouvernance et une gestion rigoureuse des biens et des ressources de l’Etat. C’est ainsi que, s’agissant du contrôle sur l’utilisation abusive du téléphone officiel, le Président de la République, on s’en souvient, avait instruit la Commission de commencer ses contrôles par la Présidence car avait-t-il dit dans un communiqué rendu public le 3 avril 2001, « la charité bien ordonnée commence par soi-même »

2- Dossier OTP :

En tout état de cause, l’ex Premier Ministre ne peut pas nier que la Commission anti-corruption ait effectué des investigations à l’OTP sur les affaires incriminées. Cette société contrairement, au tract de M. KODJO, ne relève, en aucune façon, d’un « domaine soustrait au contrôle de la Commission.»

En effet, c’est en présence de l’ex-Premier Ministre et en celui du Conseiller Spécial, M. BARQUE que la Commission a fait le samedi 27 octobre 2001, au Chef de l’Etat un rapport détaillé sur certaines dépenses effectuées par la direction de l’OTP comme cadeaux de fin d’année non pas à l’occasion du troisième millénaire comme M. KODJO le prétend mais respectivement en 1997 et 1999.

Il s’agit :

- d’un buste sculpté en vermeil à l’effigie du Chef de l’Etat d’un coût de 222. 990.000 francs acquis en décembre 1997.

- d’une canne avec embout et crosse en or massif en 24 carats d’un coût de 40 millions de francs commandée en septembre 1999.

Le Président de la République surpris et indigné par l’existence de tels cadeaux de prestige a demandé immédiatement à son intendant et à la Commission de rechercher ces articles qu’il n’a jamais vus et de lui rendre compte. Ce qui fut fait aussitôt.

La canne n’a pas été retrouvée. En revanche, le buste était laissé à l’abandon dans un débarras. C’est toujours en présence du Premier Ministre que le Président de la République a téléphoné au Directeur Général de l’OTP pour lui dire son étonnement pour de telles dépenses effectuées à son insu puisqu’il n’a jamais vu les objets en question. Le Chef de l’Etat a dit qu’il n’est pas du tout intéressé et il a, alors, en présence de M. KODJO et de M. BARQUE, intimé l’ordre au directeur général de l’OTP de reprendre les cadeaux et de rembourser les montants pour permettre à l’Etat de payer les bourses des étudiants.

C’est parce que la Commission anti-corruption qui n’a aucun « domaine réservé », a pu investiguer librement à l’OTP et qu’il a rendu compte de ses résultats au Chef de l’Etat, conformément à l’article 3 du décret n°2001-160/PR créant la Commission, que l’ancien Premier ministre qui se trouvait là par hasard exploite aujourd’hui cette affaire comme une arme politique. Il est totalement indécent et malhonnête d’imputer au Chef de l’Etat des faits que lui-même a récusés et condamnés publiquement. Il est également malheureux que l’ex-Premier ministre dénonce l’acquisition de ces étrennes que le Président de la République n’a jamais commandées ni acceptées.

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